Certification FSC®

En 2011, Chabot, Pomerleau & associés devient la première firme privée de consultants en génie forestier et environnement au Québec et seulement la troisième au Canada à recevoir cette importante accréditation.

L’intérêt des Québécois pour la protection de l’environnement est indéniable. Pensons à la collecte sélective des déchets (compost, recyclage, etc.), au recyclage des pneus, à la protection des milieux humides et aux lois comme la Loi sur l’aménagement durable du territoire forestier.

Par contre, trop longtemps les forêts du Québec ont été exploitées sans considérer les impacts sur l’environnement. L’aménagement responsable considère l’importance économique de l’exploitation forestière, mais y intègre, en plus, le respect des autres usages et considérants. On parle alors de certification forestière.

Chabot, Pomerleau & associés a donc obtenu une reconnaissance très recherchée en environnement, soit la certification forestière par le Forest Stewardship Council (FSC).

MAIS QU’EST-CE QUE LA CERTIFICATION FORESTIÈRE?

La certification forestière a pour objectif premier de réaliser une évaluation impartiale et volontaire des pratiques d’aménagement forestier durable. Trois normes de certification forestière existent au Québec, soit CSA (canadien) et SFI (américain), utilisées pour les forêts de très grande superficie, et FSC, la Norme boréale nationale, dont une version est applicable aux petites forêts privées.

Le Forest Stewardship Concil (FSC) est une organisation internationale sans but lucratif, qui a été créée en 1993 pour favoriser l’aménagement durable des forêts du monde entier selon des principes respectueux de l’environnement, socialement bénéfiques et viables sur le plan économique.

Le logo FSC, que l’on retrouve sur les produits finis, indique aux consommateurs que ces produits sont issus de forêts certifiées FSC, donc aménagées selon les normes FSC (chaîne de traçabilité).

CARACTÉRISTIQUES D’UN AMÉNAGEMENT CERTIFIÉ FSC

  • Respectueux de l’environnement. La récolte de produits forestiers ligneux et non ligneux, ainsi que d’autres utilisations, doivent maintenir la biodiversité, la productivité et les processus écologiques de la forêt.
  • Avantageux sur le plan social. Les collectivités locales et la société en général doivent pouvoir profiter d’avantages à long terme. Aussi, un aménagement certifié fournit d’importants incitatifs aux collectivités locales afin de maintenir les ressources forestières et adopter des plans d’aménagement à long terme.
  • Avantageux sur le plan économique, afin que les opérations forestières et les activités d’aménagement soient rentables, mais non au détriment de la ressource forestière, de l’écosystème et des collectivités touchées. On doit conserver l’équilibre entre la génération de revenus et les principes d’aménagement forestier responsable, et ce, par le biais d’efforts pour commercialiser les produits forestiers et d’autres utilisations de la forêt de façon à en obtenir la meilleure valeur possible.

Le FSC favorise également un climat de collaboration et de consultation dans l’élaboration des normes et leur mise en application qui garantissent que :

  • l’honnêteté, l’intégrité, la transparence et l’équité sont parties prenantes de tous les processus décisionnels;
  • le respect et la reconnaissance des droits légaux et des droits coutumiers des peuples autochtones à posséder, à utiliser et à aménager leurs terres, leurs territoires et leurs ressources;
  • l’accessibilité économique de la certification pour tous les propriétaires fonciers.

Pour Chabot, Pomerleau & associés, deux principes prédominent en matière de certification forestière : la caractérisation et la précaution.

Toutes les propriétés boisées peuvent être certifiées si elles sont conformes à la norme FSC. Peu importe que le propriétaire soit une municipalité, un privé ou un organisme sans but lucratif, comme le Centre d’interprétation de la nature du lac Boivin, en autant que les normes FSC soient respectées.

La certification forestière FSC constitue un grand pas en avant en vue d’assurer la pérennité et la renaturalisation de nos forêts. Cependant, beaucoup reste à faire. La certification forestière contribuera vraisemblablement à augmenter, au fil des ans, la valeur marchande des propriétés, en plus de faciliter la vente des produits découlant de ces aménagements responsables.

PRINCIPE N°9 – FORÊTS DE HAUTE VALEUR POUR LA CONSERVATION

Les activités d’aménagement, dans les forêts de haute valeur pour la conservation (FHVC), doivent sauvegarder ou améliorer les caractéristiques qui définissent ces forêts. Les décisions les concernant doivent être prises dans le contexte du principe de précaution.

En 1999, le Forest Stewarship Council (FSC) a introduit le concept de forêts de haute valeur pour la conservation. Il s’agit de forêts qui possèdent une ou plusieurs des caractéristiques suivantes :

  • Catégorie 1 : Aires boisées qui, à l’échelle mondiale, nationale ou régionale, présentent des concentrations de valeurs qui contribuent à la biodiversité (endémisme, espèces menacées, réserves naturelles) et/ou;
  • Catégorie 2 : Aires boisées qui, à l’échelle mondiale, nationale ou régionale, présentent de vastes forêts à l’échelle du paysage qui abritent une unité d’aménagement ou qui en font partie, et à l’intérieur desquelles vivent en abondance des populations viables de plusieurs, voire de toutes les espèces naturelles, et ce, selon un modèle naturel de répartition et d’abondance;
  • Catégorie 3 : Aires boisées qui sont dans des écosystèmes en péril ou qui abritent des espèces préoccupantes, menacées ou en voie de disparition;
  • Catégorie 4 : Aires boisées qui comportent des éléments naturels qui, en circonstances critiques, s’avèrent essentiels (protection des bassins hydrographiques, contrôle de l’érosion);
  • Catégorie 5 : Aires boisées qui s’avèrent essentielles pour répondre aux besoins des collectivités locales (p. ex., subsistance, santé, etc.)
  • Catégorie 6 : Aires boisées qui s’avèrent essentielles à l’identité culturelle traditionnelle des collectivités locales (aires d’importance culturelle, économique ou religieuse qui ont été déterminées en collaboration avec ces collectivités locales).

Nous présentons ci-dessous trois (3) cartes concernant le territoire de Chabot, Pomerleau & associés pour la certification forestière FSC, montrant les FHVC concernées.

Territoire pour la certification forestière FSC, les FHVC cartographiées :

Carte 1 de 3

  • Aires protégées (FHVC de catégorie 1)
  • Zones importantes pour la conservation des oiseaux (ZICO)  (FHVC de catégorie 1)
  • Surfaces ayant une capacité de rétention de l’eau (FHVC de catégorie 4)
  • Écosystèmes forestiers exceptionnels (EFE) (FHVC de catégorie 3)
  • Écosystèmes comportant des affleurements de roche serpentine (FHVC de catégorie 3)

Carte 2 de 3

  • Occurrence floristique (FHVC de catégorie 1)
  • Occurrence faunique (FHVC de catégorie 1)
  • Surfaces ayant des contraintes favorisant l’érosion des sols (FHVC de catégorie 4)
  • Site d’importance culturelle pour les autochtones (FHVC de catégorie 6)

Carte 3 de 3

  • Milieu humide cartographié (FHVC de catégorie 4)
  • Habitat faunique (FHVC de catégorie 1)

Le contenu de ces cartes, mises à jour en mai 2017, est disponible au public. Si vous désirez consulter le détail de ces FHVC, nous vous invitons à nous contacter par courriel à cpa@chabotpomerleauass.com ou par téléphone au 819 791-8668. C’est avec plaisir que notre personnel vous fournira les informations demandées.

Conformément aux exigences de la norme FSC, une révision externe et crédible des FHVC identifiées, avec leurs mesures de mitigation, a été réalisée par Corridor Appalachien, en juillet 2013. Chabot, Pomerleau & associés a donc intégré, dans son manuel de procédures, le contenu de l’avis produit par Corridor Appalachien concernant, notamment, les FHVC.

Ci-dessous un résumé de la révision externe réalisée par Corridor Appalachien :

Commentaires sur le manuel de procédures de Chabot, Pomerleau & associés pour l’identification des FHVC, juillet 2013.

Au niveau du manuel de procédures de Chabot, Pomerleau &associés révisé, et des cartes qui y sont associées, quelques éléments ressortent particulièrement :

  • La nécessité de citer systématiquement et précisément la source de toutes les données utilisées et de tous les documents consultés pour les différents éléments présentés;
  • La nécessité de réviser la liste des espèces forestières en situation précaire, tant fauniques que floristiques, prises en compte et présentées dans la procédure;
  • La nécessité de compléter les données utilisées pour les aires protégées;
  • La nécessité de détailler la méthodologie utilisée pour la synthèse (ou compilation) de tous les éléments retenus (filtre brut et fin);
  • La nécessité de cartographier la localisation de chacune des FHVC identifiées, à la suite de la synthèse (ou compilation) des éléments retenus (filtre brut et fin);
  • La nécessité d’éviter l’utilisation de tout terme écologique pouvant porter à confusion;
  • La nécessité de bonifier la bande de protection riveraine standard (10 mètres) lorsque des occurrences d’espèces en situation précaire (particulièrement les salamandres de ruisseaux et la tortue des bois) sont connues dans les cours d’eau ou plans d’eau concernés.

Corridor Appalachien recommande que ces éléments soient pris en compte par Chabot, Pomerleau & associés (CPA) dans le cadre du manuel de procédures menant à l’identification des forêts à haute valeur de conservation (FHVC) sur son territoire d’action.

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